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Arts et People

Mort d'Elizabeth II : cette requête d'Elisabeth Borne qui fait polémique

Jeudi 8 septembre 2022, Elizabeth II est morte à l'âge de 96 ans. Afin de lui rendre hommage, Elisabeth Borne a fait une demande aux maires qui fait polémique. Sur Twitter, les principaux intéressés se sont expliqués. Sa disparition a bouleversé le plus grand nombre... Jeudi 8 septembre 2022, le palais de Buckingham a annoncé dans un communiqué la mort d'Elizabeth II à l'âge de 96 ans. Dans la foulée, Elisabeth Borne a demandé aux maires de mettre en berne les drapeaux des mairies. La Première ministre a précisé que cela pourrait être "pendant une durée de vingt-quatre heures suivant l'annonce du décès de Sa Majesté courant à réception de la présente note et, d'autre part, le jour de ses obsèques solennelles." Si cela part d'un bon sentiment, cette requête fait polémique. Sur Twitter, Yann Galut a écrit : "Je respecte la douleur de nos amis anglais, mais je ne mettrai pas les drapeaux français sur le fronton des bâtiments municipaux de la ville de Bourges demandée par Elisabeth Borne. Cette demande me paraît incroyable." Des propos qui ont mitigé les internautes... Auprès de France 3 Centre-Val-de-Loire, le maire de Bourges a indiqué ensuite : "Nous sommes un pays républicain. Pourquoi devrais-je rendre hommage à un monarque étranger  ? J'envoie évidemment toutes mes condoléances à nos amis anglais et je partage leur douleur. Chaque pays à son histoire et je la respecte. Mais mettre le drapeau tricolore en berne quand on sait ce que représente la royauté dans notre pays, c'est incroyable." De son côté, Patrick Proisy, maire de Faches-Thumesnil, a écrit sur Twitter : "Je n'appliquerai pas l'ordre de madame la Première ministre Elisabeth Borne de mettre en berne les drapeaux sur la commune de Faches-Thumesnil. Est-ce fait pour tous les chefs d'Etats qui décèdent ? Notre République, fait-elle de la préférence pour une monarque, cheffe d'une Église ?" Plus tard, c'est alors qu'il a été la cible d'insultes suite à ses propos qu'il a ajouté : "Comment voulez-vous être logique en mettant en berne des drapeaux sur nos écoles là où est inscrite la devise : 'Liberté, égalité, fraternité' ?" Une requête qui ne fait pas l'unanimité Agacé, Patrick Proisy a ajouté : "Aucun concept n'est plus éloigné d''égalité' que celui de la monarchie. Rien donc contre la personne d'Elisabeth II. Mais certainement contre le principe même qu'une naissance dans la bonne famille vous dote d'un sang particulier qui vous met au-dessus des autres." Par téléphone, le député insoumis Hadrien Clouet s'est exprimé sur RMC. Il a déclaré de son côté : "La République est particulièrement éloignée de tous les régimes monarchiques puisque nous avons constitué la République française dans une rupture affirmée, volontaire et délibérée avec la monarchie. Je trouverais très étonnant qu'on rétablisse l'infraction de lèse-majesté 190 ans après suppression dans le droit français." Enfin, dans les colonnes de Libération, Philippe Laurent, vice-président de l'Association des maires de France, a reconnu que le sujet était compliqué, avant de préciser que le seul texte existant sur la mise en berne "qui l'impose aux collectivités" est le décès du président de la République.

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