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Arts et People

Enlèvement de la petite Mia : l'initiateur présumé sort du silence... et c'est stupéfiant !

Soupçonné d'avoir influencé les personnes mises en cause dans l'enlèvement de Mia, 8 ans, Rémy Daillet-Wiedemann fait l'objet, depuis le 18 avril, d'un mandat d'arrêt international. Il sort du silence. Depuis le 18 avril, Rémy Daillet-Wiedemann, 55 ans, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international dans le cadre de l'enlèvement de la petite Mia, 8 ans, arrachée à sa grand-mère le 13 avril dernier avant d'être retrouvée saine et sauve en Suisse dans la journée du 18. Au cœur de l'investigation des gendarmes de la section de recherches de Nancy, l'homme est soupçonné d'être le principal animateur de la mouvance à laquelle se rattachent les personnes mises en examen, ainsi que la mère de Mia. Ex-président du MoDem de Haute-Garonne (parti dont il a été expulsé courant 2010), Rémy Daillet-Wiedemann vit désormais en Malaisie. Mais depuis l'Asie, ce père de onze enfants continue d'exercer son influence sur le territoire français, défendant diverses théories complotistes et appellant "au renversement du gouvernement de la République française". Depuis la Malaisie, l'initiateur présumé de l'enlèvement de Mia a accepté de s'entretenir avec le Parisien. Peu inquiété par le mandat d'arrêt international dont il fait l'objet, il estime être au cœur d'un complot mené par l'État. "Vous verrez, ce mandat sera abandonné dans une dizaine de jours. L'État veut que l'on se concentrer sur cette affaire bénigne pour terroriser les parents qui souhaiteraient récupérer leurs enfants. Le fait que la justice française ait délivré un mandat d'arrêt international contre moi participe à cette opération de terreur. (...) Il faut d'abord rétablir les choses telles qu'elles sont. L'État parle d'un enlèvement d'enfant. Alors qu'il s'agit au contraire de la restitution d'un enfant à sa maman à la demande de cette dernière." "Nous sommes dans une dictature" Très remonté contre le gouvernement, Rémy Daillet-Wiedemann se range inexorablement du côté des ravisseurs de Mia, dont il salue les actes en promettant de faire "tout ce qui est en" son "pouvoir pour les aider". "Pour ma part, je n'ai pas eu de contact direct avec la maman de Mia, mais il est vrai que j'encourage vivement la restitution de tous les enfants kidnappés en France, c'est-à-dire placés de façon indue, en violation du droit. (...) Dans le cas de la maman de Mia, il n'y avait manifestement rien à lui reprocher. On dit qu'elle est anorexique, végane ou survivaliste, comme si c'était un délit. Mais c'est son droit absolu ! Depuis quand retire-t-on des enfants pour des motifs de ce type ? Cela n'existe pas. Ou alors, nous sommes dans une dictature." Et lorsqu'est évoqué le sujet de la déscolarisation de Mia, l'ex-centriste a là encore un avis bien tranché. "C'est son droit absolu. En France, l'instruction des enfants est obligatoire mais pas forcément la scolarisation. Les parents sont donc tout à fait libres d'assurer eux-mêmes l'instruction de leurs enfants, ceci sous le contrôle annuel du ministère de l'éducation nationale qui doit vérifier qu'il existe bien un contenu éducatif délivré aux enfants." Pour rappel, Lola Montemaggi, 28 ans, "n'avait pas le droit de voir Mia seule, mais seulement en présence d'un tiers deux fois par mois". Rattachée à la mouvance survivaliste, un mouvement porté sur le rejet de la société et l'indépendance par rapport au système économique global, elle aurait plusieurs fois exprimé le souhait de "vivre en marge de la société". Des sentiments que partagent Rémy Daillet-Wiedemann, décrit par les responsables de l'enlèvement de Mia comme "une référence idéologique" qui les aurait encouragés à passer à l'acte. "Ma popularité doit sans doute commencer à déranger" Figure majeure de la sphère complotiste francophone, l'instigateur du mouvement "appel au renversement de la République française" vise à exercer son influence à plus grande échelle. "Je pense accéder un jour, si Dieu le veut, aux plus hautes responsabilités de ce pays le temps nécessaire au rétablissement des libertés fondamentales et de la prospérité. Il y a des dizaines de personnes derrière moi prêtes à travailler et à passer à l'action. Des sympathisants, il y en a beaucoup plus. Ma popularité doit sans doute commencer à déranger", conclut-il dans les colonnes du Parisien. Pour l'heure, les trois suspects interpellés jeudi 14 avril, rattachés donc à la mouvance de Rémy Daillet-Wiedemann, ont été mis en examen. Inscrivez-vous à la Newsletter de Closermag.fr pour recevoir gratuitement les dernières actualités

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