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Arts et People

Affaire Sophie Le Tan : Jean-Marc Reiser s'effondre en larmes dans le box des accusés en plein procès, "une fille bien"

Ce vendredi 1er juillet, Jean-Marc Reiser a témoigné aux assises du Bas-Rhin. Le meurtrier présumé de Sophie Le Tan a éclaté en larmes devant les parents de l'étudiante. Au cinquième jour de son procès, Jean-Marc Reiser a été appelé à la barre. Depuis le 27 juin, jusqu'au mardi 5 juillet, il est jugé pour le meurtre Sophie Le Tan, une étudiante de 20 ans disparue le 7 septembre 2018 dont le corps a été retrouvé un an après, dans la forêt de Rosheim. S'il a longtemps affirmé être innocent, Jean-Marc Reiser a avoué avoir tué la jeune femme en niant toute préméditation. Ce vendredi 1er juillet, l'accusé a témoigné devant les assises du Bas-Rhin. Il a expliqué l'avoir tuée accidentellement alors qu'elle pensait qu'il lui faisait des avances. "Elle s'est trompée sur mes intentions, m'a repoussé, m'a traité de cochon. Ca m'a mis hors de moi, je lui ai mis une baffe, a raconté Jean-Marc Reiser, selon les Dernières nouvelles d'Alsace. Puis je lui ai tapé dessus à coups de pied et poing, elle a heurté le rebord des WC, elle est tombée sur le côté et elle ne réagissait plus. J'ai commencé à craindre le pire, j'ai tâté son pouls, je pense qu'elle était décédée, elle avait les yeux fixes. Et voilà." Interrogé par la cour sur la façon dont il aurait découpé le corps de Sophie Le Tan avant de le cacher, Jean-Marc Reiser s'est effondré en larmes. "La cour sait déjà tout ce qui s'est passé. Est-ce qu'il faut vraiment que je raconte ça devant la famille ?, a-t-il demandé. J'ai jamais voulu ce qui est arrivé, monsieur le président ! Je voulais pas lui faire de mal, à Sophie ! C'était une fille bien, je sais pas quoi dire à la famille..." Un comportement émotif, bien loin de celui qu'il avait jusqu'alors devant les proches de Sophie Le Tan. Depuis le début de son procès en effet, Jean-Marc Reiser garde les yeux fermés. A la barre, plusieurs personnes se sont succédé et ont évoqué la personnalité de l'accusé. "Il pouvait être impulsif, a notamment expliqué sa soeur. Ça lui arrivait de péter des câbles. (..) Avec son père, ils se tapaient à mains nues. Ils hurlaient. Mon père le giflait. Ils s'entendaient pas Jean-Marc et papa, à cause de l'alcool." Jean-Marc Reiser : quelle peine risque-t-il ? S'il a toujours nié avoir prémédité son geste, Jean-Marc Reiser a été contredit par plusieurs experts appelés à témoigner à son procès. Comme le médecin légiste, pour qui il est "très peu vraisemblable" que Sophie Le Tan soit morte "dans les secondes ayant suivi sa chute" : "Il y a probablement eu une phase de coma avant le décès". Après la mort de l'étudiante, l'accusé aurait découpé son corps avec une scie retrouvée par les enquêteurs dans sa cave quelques mois plus tard. "Il a voulu faire entrer le corps dans la valise mais le corps était trop grand et il a décidé de le découper avec la scie, a indiqué le médecin légiste. D'abord les membres inférieurs, l'un après l'autre, puis la tête. Les fragments du corps ont été placés dans des sacs poubelles doublés et mis dans deux valises qu'il a descendues à la cave." S'il est reconnu coupable des faits dont il est accusé, Jean-Marc Reiser pourrait être condamné à la prison à perpétuité.

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