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Sports

Tokyo 2021 : Krystsina Tsimanouskaya "veut juste poursuivre sa carrière sportive"

La sprinteuse bélarusse Krystsina Tsimanouskaya, qui a refusé de rentrer dans son pays par crainte pour son avenir, s'est dite jeudi 5 août "heureuse d'être en sécurité" en Pologne devant la presse à Varsovie. La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya, qui a refusé de rentrer dans son pays par crainte de répression, s'est dite jeudi "heureuse d'être en sécurité en Pologne". Dans le cadre de son enquête, le CIO a suspendu deux entraîneurs de la sélection de Biélorussie. "I just want to run." Pour ses premières paroles, jeudi 5 août, depuis son départ rocambolesque de Tokyo, la sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya n'aurait pas pu porter un T-shirt plus à propos. En effet, ce slogan peut être à la fois traduit comme "Je veux simplement courir" comme elle le déclaré, mais aussi "Je veux simplement fuir", comme elle l'a fait après ses critiques contre les instances sportives de son pays. Menacée d'être rapatriée de force en Biélorussie après avoir critiqué le comité olympique de son pays à la suite d'un différend aux Jeux olympiques de Tokyo, la jeune femme de 24 ans est arrivée mercredi, via Vienne, en Pologne, pays qui lui a accordé un visa humanitaire. La sprinteuse s'est déclarée "surprise que la situation soit devenue un tel scandale politique" compte tenu du fait qu'il s'agissait au début d'une question sportive. "Je ne pense pas à l'asile politique", a-t-elle assuré. "Je veux juste poursuivre ma carrière sportive", a encore affirmé Tsimanouskaya, ajoutant que son mari, Arseni Zdanevitch, qui a fui en Ukraine et a également obtenu un visa humanitaire en Pologne, était "déjà en route" pour la rejoindre jeudi. Elle a indiqué espérer participer à deux autres éditions des Jeux olympiques. La sprinteuse avait affirmé dimanche avoir échappé à un rapatriement forcé en Biélorussie, quelques jours après avoir ouvertement critiqué la Fédération d'athlétisme de son pays. Craignant de se retrouver en prison si elle rentrait en Biélorussie, Krystsina Tsimanouskaya avait obtenu l'aide du Comité international olympique (CIO) et une protection policière alors qu'elle se trouvait à l'aéroport de Tokyo-Haneda. Elle s'est ensuite réfugiée deux nuits à l'ambassade de Pologne dans la capitale japonaise. Deux accréditations retirées Vendredi, le Comité international olympique (CIO) a annoncé avoir retiré les accréditations de deux entraîneurs de la délégation biélorusse. "Une commission disciplinaire a été mise en place par le CIO dans le cadre de l'affaire Krystsina Tsimanouskaya pour clarifier les circonstances de ce qu'il s'est passé et le rôle joué par les entraîneurs Artur Shimak et Yury Maisevich", a expliqué l'instance olympique sur son compte Twitter. "Dans l'intérêt des sportifs du comité olympique biélorusse qui sont toujours à Tokyo et à titre provisoire, le CIO a annulé et retiré la nuit dernière les accréditations de M. A. Shimak et de Y. Maisevich." "Il a été demandé aux deux entraîneurs de quitter le Village olympique avec effet immédiat, ce qu'ils ont fait. Il leur a été offert la possibilité d'être entendu", conclut le texte. La Biélorussie a été secoué par des bouleversements politiques et une répression contre l'opposition après une élection présidentielle contestée. Krystsina Tsimanouskaya faisait partie des plus de 2 000 personnalités sportives biélorusses qui avaient signé une lettre ouverte appelant à de nouvelles élections et à la libération de prisonniers politiques. Mais ses problèmes à Tokyo sont survenus après la publication sur son compte Instagram d'un message où elle critiquait ses entraîneurs pour l'avoir inscrite à une course sans l'en informer au préalable. "Mes parents m'ont dit qu'ils disaient du mal de moi à la télévision (biélorusse, NDLR). J'ai reçu beaucoup de messages négatifs, mais j'ai reçu encore plus de messages de soutien", s'est-elle réjouie. "Je suis très inquiète pour mes parents, d'autant plus que mon père a un problème cardiaque et que cela s'est aggravé ces derniers jours", a-t-elle déclaré.

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