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Arts et People

"Si j'avais été un nouveau-né susceptible…" : le fils de Gisèle Halimi raconte ses rapports très conflictuels avec sa mère

Dans un portrait que lui consacre Libération, mercredi 12 janvier, Jean-Yves Halimi se confie sans fard sur la relation qu'il entretenait avec sa mère, Gisèle Halimi. Et celle-ci n'était ni complice, ni tendre. Être le fils de Gisèle Halimi n'a pas été une chose simple. Figure du féminisme en France, avocate engagée, notamment des militants du FLN, et connue entre autres pour le procès de Bobigny en 1973, Gisèle Halimi a toujours porté aux nues la cause des femmes en tant notamment que signataire du manifeste des 343 et soutien numéro 1 de la loi Veil pour l'avortement. Toutefois, si elle a œuvré toute sa vie pour que les femmes obtiennent leur liberté, dans l'intime, être son enfant n'était pas une mince affaire. Comme en témoigne son fils aîné, Jean-Yves, qui a souffert de "plusieurs épisodes qu'il préfère garder secret", lui qui a entendu toute sa vie sa mère regretter de ne pas avoir eu de filles à la place de trois fils. Dépeinte comme une mère "absente, parfois cruelle" par Jean-Yves Halimi dans les colonnes de Libération, en kiosque mercredi 12 janvier, ce dernier est pourtant le seul de sa fratrie à souhaiter pour sa mère un hommage national aux Invalides ou au Panthéon. "Les deux me vont", assume-t-il, tandis que ses frères eux, notamment Serge Halimi, s'y oppose "par hostilité envers Macron". "Je clive la personne publique de la personne privée", explique-t-il ainsi, lui qui comme elle "parle avec douceur en détachant chaque syllabe", et est devenu avocat. Gisèle Halimi n'avait "pas de place pour l'autocritique" S'il ne revient pas en détails sur sa relation avec sa mère, Jean-Yves Halimi révèle que, pendant plusieurs années, lui et sa mère ont été fâchés et ne se sont pas vus. Toutefois, c'est lui qui, aux petits soins, s'est chargé de rendre son appartement de nouveau habitable lorsqu'un incendie l'a dévasté vers la fin de la vie de Gisèle Halimi, et lui rendait visite tous les jours alors qu'elle était installée à l'hôtel. L'occasion pour mère et fils de beaucoup échanger, avant la disparition de l'avocate le 28 juillet 2020 à l'âge de 93 ans. "Dans sa constitution, il n'y avait sûrement pas de place pour l'autocritique", confie son fils, qui lui se rappelle lui avoir confié sans détour : "Si j'avais été un nouveau-né susceptible, je serais immédiatement retourné dans le placenta d'une autre". Ce qui les a bien fait rire, précise Libération. Loading widget Inscrivez-vous à la Newsletter de Closermag.fr pour recevoir gratuitement les dernières actualités

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