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Insolite et Faits divers

Sécurité : la crise sanitaire a-t-elle entraîné une hausse des attaques de forcenés ?

La crise sanitaire, avec ses périodes de confinement, aurait accentué les phénomènes de violences chez certaines personnes. Le GIGN et le RAID doivent gérer un nombre en hausse d'attaques de forcenés, déterminés et dangereux.  Lundi 31 mai encore, un ancien soldat se terrait dans une forêt en Dordogne, après avoir tiré sur le petit ami de son ex-compagne et sur des gendarmes. Deux semaines plus tôt, un père de famille se cachait dans un trou durant 83 heures, après avoir tué son patron et son collègue, dans une scierie des Cévennes. Selon le GIGN, ces hommes, plongés dans une dérive violente, sont de moins en moins des cas isolés. "Du 1e janvier au 30 mai 2020, on avait eu l'intervention du GIGN sur 13 forcenés, là on est déjà à 27", note le général Ghislain Rety, commandant du GIGN.  Crise sanitaire en cause ?  Le constat est tout aussi alarmant du côté du RAID : +30% d'interventions pour neutraliser des forcenés en un an. Ces opérations engagent des moyens considérables. Si les motivations des forcenés sont nombreuses, les profils sont souvent les mêmes "des familles un petit peu en déshérence, des couples en fin de cycle, des faits de violence, d'alcoolisme", détaille Jean-Baptiste Dulion, patron du RAID. Ces individus fragiles présentent parfois des pathologies psychiatriques, sur lesquelles la crise sanitaire pourrait avoir eu des conséquences néfastes. "Elle est venue aggraver l'isolement, elle est venue aggraver le désœuvrement", explique le Pr. Nicolas Franck, psychiatre à l'hôpital Le Vinatier (Lyon), entraînant une "augmentation des addictions", elle-même "liée au passage à l'acte violent".  

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