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Arts et People

Gérard Jugnot : sa technique imparable pour se faire remarquer à ses débuts

Mardi 13 décembre 2022, Gérard Jugnot était invité par Anne-Elisabeth Lemoine, sur le plateau de C à vous. Pour l'occasion, il a fait des confidences sur le début de sa carrière. Gérard Jugnot s'apprête à dévoiler son nouveau film "Le Petit Piaf". Le long-métrage prévu pour le mercredi 21 décembre met en scène Marc Lavoine dans le rôle de Pierre Leroy et le jeune Soan Arhimann dans celui de Nelson, un jeune garçon de 10 ans. Tourné à La Réunion, le film retrace l'histoire de Nelson, un enfant qui rêve de devenir un grand chanteur pour rendre fière sa mère, qui l'élève seule. Après avoir postulé pour un grand concours de chant avec ses amis, le jeune garçon décide de trouver un coach pour préparer la compétition. Pour cela, il se tourne vers Pierre Leroy, un chanteur solitaire à la carrière en berne. Et si le film familial a été réalisé par Gérard Jugnot, le rôle de Marc Lavoine rappelle vaguement celui de Clément Mathieu dans Les Choristes, sorti en 2004. Gérard Jugnot : "Il fallait emmener la trousse à outils pour se faire remarquer". Invité avec Marc Lavoine sur le plateau de C à vous le mardi 13 décembre, Gérard Jugnot est longuement revenu sur sa carrière. Interrogé sur ses débuts par Anne-Elisabeth Lemoine, l'homme de 71 ans s'est rappelé plusieurs anecdotes avec humour. En effet, en 1974, l'acteur français avait été choisi comme figurant dans Les Valseuses, de Bertrand Blier. Pour l'occasion, le jeune homme qui débutait tout juste sa carrière jouait le rôle d'un vacancier et s'était rapidement fait remarquer. "On me piquait ma voiture, du coup, je me suis cogné (...) ce n'était pas prévu" s'est-il souvenu. Deux ans après ce rôle, Gérard Jugnot avait trouvé une nouvelle technique imparable pour qu'on le remarque. Dans Le Juge et l'Assassin, réalisé par Bertrand Tavernier et sorti en 1976, il avait décidé de porter un élément particulièrement voyant à l'écran. Il a expliqué avec humour : "Je m'étais mis un gros pansement. On nous engageait pour jouer une journée. On jouait avec de grosses vedettes, donc il fallait emmener la trousse à outils pour se faire remarquer, tirer un peu la courroie". L'acteur exprime son admiration pour les petits rôles au cinéma Après avoir enchaîné plusieurs petits rôles en tentant de se démarquer, Gérard Jugnot avait finalement réussi à se faire remarquer, notamment grâce à son apparence. En effet, l'acteur incarnait l'archétype du Français moyen, grâce à son imposante moustache, sa petite taille, son ventre bedonnant ou encore sa calvitie. Et si des films comme Les Bronzés, Les Bronzés font du ski ou encore Le Père Noël est une ordure ont contribué à lancer sa carrière dans les années 1980, Gérard Jugnot n'oublie pas ses débuts. Face à Anne-Elisabeth Lemoine, il a salué le courage des figurants qui essayent de percer dans le monde du cinéma aujourd'hui. "Maintenant, j'ai beaucoup d'admiration, d'amour et de respect pour les seconds rôles et les petits rôles" a-t-il déclaré. Une belle manière de ne pas oublier d'où il vient.

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