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Emmanuel Macron sous le feu des critiques, suite aux révélations des "Uber files"

Les oppositions à gauche et au RN ont haussé le ton, lundi 11 juillet, après la révélation par la presse d'échanges privilégiés entre Uber et Emmanuel Macron quand il était à Bercy. Alors qu’il était ministre de l'Économie et des Finances, Emmanuel Macron a discrètement œuvré pour faciliter l'implantation en France d'Uber, selon une enquête du Monde. Des révélations qui suscitent, depuis dimanche, une vague d’indignation au sein de la classe politique française. Un accord secret qui passe mal. Depuis la révélation, par le journal Le Monde, dimanche 10 juillet, d’un deal entre Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie et des Finances, et les dirigeants d’Uber pour faciliter l’implantation du géant du VTC en France, le président est sous le feu des critiques. Alors que la gauche fustige un gouvernement "main dans la main avec les lobbies", la droite appelle le président à "rendre des comptes". L’ancien secrétaire d'État en charge des Transports, Alain Vidalies, qui supervisait le dossier affirme, quant à lui, "tomber des nues". Un président "lobbyiste" En concluant un accord "gagnant-gagnant" avec Emmanuel Macron, l’entreprise américaine aurait accepté d'arrêter en France son service UberPop (service de chauffeur occasionnel), visé par des procédures légales, en échange d'une simplification des conditions nécessaires pour obtenir une licence de VTC. "Il n'y a pas de deal, il n'y a pas de contrepartie, il y a un ministre qui a reçu de grands chefs d'entreprise et c'est normal", a affirmé, lundi 11 juillet, la patronne des députés Renaissance, Aurore Bergé, défendant l'action d'Emmanuel Macron.  Mais pour la gauche de la gauche, ces révélations apportent une nouvelle preuve de l’influence exercée par le grand capital sur le gouvernement actuel. La patronne des députés LFI, Mathilde Panot, a quant à elle dénoncé sur Twitter un "pillage du pays", Emmanuel Macron ayant été, selon elle, à la fois "conseiller et ministre de François Hollande et lobbyiste pour multinationale états-unienne visant à déréguler durablement le droit du travail". Un projet qui "continue aujourd'hui" a dénoncé son collègue Insoumis François Ruffin, fustigeant un gouvernement "main dans la main avec les lobbies". Le numéro un du PCF, Fabien Roussel, a relayé des "révélations accablantes sur le rôle actif joué par Emmanuel Macron, alors ministre, pour faciliter le développement d'Uber en France", "contre toutes nos règles, tous nos acquis sociaux et contre les droits des travailleurs". "Uber mériterait bien une petite commission d'enquête" parlementaire, selon le député communiste Pierre Dharréville. Le président doit "rendre des comptes" Plus discret, le parti d'opposition de droite Les Républicains, qui revendique une approche économique libérale, a appelé le président à "rendre des comptes à la Nation" par la voix de son vice-président Gilles Platret.   Rejoignant les critiques exprimées par la France Insoumise , le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a jugé que "le parcours d'Emmanuel Macron a une cohérence, un fil rouge : servir des intérêts privés, souvent étrangers, avant les intérêts nationaux". Autre figure de l'extrême droite française, Florian Philippot a lui aussi exprimé son indignation, appelant les oppositions à approuver la motion de censure contre le gouvernement, dont le vote aura lieu lundi.  Discutée dans l'Hémicycle à partir de 16 h 00, cette motion à été déposée par la coalition de gauche Nupes contre la Première ministre, Élisabeth Borne, à qui elle reproche de ne pas avoir sollicité de vote de confiance, la semaine dernière, lors de sa déclaration de politique générale. La motion n'a quasiment aucune chance d'aboutir, faute de soutien des groupes RN et LR. 

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