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Régionales 2021 : vers un bras de fer en Paca sur la question du front républicain

Le candidat de la gauche en Paca, Jean-Laurent Félizia, le 15 juin 2021, à Marseille. Arrivé troisième en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le candidat de l’union de la gauche, Jean-Laurent Félizia, compte se maintenir au second tour, malgré les appels au front républicain lancés par les dirigeants d’Europe Écologie-Les Verts et du Parti socialiste. Se retirer en faisant une croix sur des sièges au conseil régional ou se maintenir en prenant le risque d’une victoire de l’extrême droite ? C’est le choix cornélien auquel la gauche est confrontée en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), où l’écologiste Jean-Laurent Félizia – soutenu au premier tour notamment par Europe Écologie-Les Verts (EELV), le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste (PCF) – est arrivé au premier tour des régionales, dimanche 20 juin, troisième avec 16,89 % des voix, derrière le candidat du Rassemblement national Thierry Mariani (36,38 %) et le président sortant Les Républicains Renaud Muselier (31,91 %). >> À lire : Régionales 2021 : ce qu’il faut retenir du premier tour du scrutin Pour Jean-Laurent Félizia, le choix du maintien a été fait dès dimanche soir : "Nous avons eu un débat collectif, car c’est notre façon de fonctionner, et nous avons décidé, si les résultats définitifs confirment les tendances, de maintenir la voix de la gauche et de l’écologie au second tour de cette élection", a-t-il affirmé sur Twitter. Le candidat de gauche estime que "le candidat sortant [Renaud Muselier] devrait être en position de l’emporter" face à Thierry Mariani et qu’il n’y a donc pas de raison pour les électeurs de gauche de vivre à nouveau "l’effacement de leurs valeurs et de leurs idées". La gauche n’est plus représentée au conseil régional de Paca depuis que Christophe Castaner, alors tête de liste du Parti socialiste, avait fini par se retirer du second tour en décembre 2015 pour éviter une victoire de Marion Maréchal-Le Pen. >> À lire : Régionales 2021 : Thierry Mariani, l’arme fatale de Marine Le Pen en Paca Face à une menace de victoire de l’extrême droite moins importante, Jean-Laurent Félizia opte pour un choix différent, quitte à provoquer de nombreuses vagues. Félizia "bien sûr" exclu d’EELV en cas de maintien Deux des trois candidats déclarés à la primaire du parti en vue de la présidentielle, Yannick Jadot et Éric Piolle, ont rapidement déclaré dimanche soir qu'ils ne soutenaient pas cette décision. Puis le bureau exécutif d’EELV a appelé, tard dans la soirée, "à faire barrage à l'extrême droite en Paca et ne soutiendra pas la liste du 'rassemblement écologique et social' si elle venait à se maintenir". La porte-parole du parti, Eva Sas, a demandé "solennellement", lundi sur LCI, à Jean-Laurent Félizia de retirer sa liste. Et le patron d’EELV, Julien Bayou, a affirmé quelques minutes plus tard sur Franceinfo que son candidat en Paca serait "bien sûr" exclu du parti s’il se maintenait malgré tout. Du côté du PS, le discours est le même : "J’appelle solennellement au retrait de la liste conduite par Jean-Laurent Félizia. Aucun risque ne peut être pris face à l’extrême droite", a-t-il tweeté dimanche soir. Réponse de l’intéressé : "Les états-majors parisiens sont parfois déconnectés de la réalité du terrain. C’est une décision collective que nous assumons." Le bras de fer risque de durer jusqu’à la clôture du dépôt des listes pour le second tour. Celui-ci est fixé au mardi 22 juin à 18 h.

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