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Présidentielle : après un débat offensif, Macron et Le Pen de retour sur le terrain

Affiches de campagne officielles des candidats à l'élection présidentielle française Marine Le Pen, cheffe du parti français d'extrême droite Rassemblement National, et du président français, Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, à Chaudefonds-sur-Layon près d'Angers, en France, 20 avril 2022.  Au lendemain d'un débat musclé, les deux finalistes de la présidentielle française, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sont repartis, jeudi, sur le terrain pour mobiliser leurs troupes, afin de convaincre les indécis à deux jours de la fin de la campagne électorale. Verdict dimanche soir. Continuer de convaincre dans la toute dernière ligne droite. À peine le débat de l’entre-deux tours terminé,joute verbale musclée, les deux finalistes de la présidentielle Emmanuel Macronet Marine Le Pen vont mobiliser leurs troupes, jeudi 21 avril, et tenter de convaincre les indécis pour l'avant-dernier jour de la campagne. Sans attendre les retombées de leur duel télévisé de près de trois heures, les deux rivaux ont choisi de se rendre dans des régions populaires - Seine-Saint-Denis et Hauts-de-France - pour mieux répondre à la préoccupation numéro un des Français, le pouvoir d'achat, particulièrement frappé par les répercussions de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie et de l'alimentation. Un thème sur lequel ils se sont affrontés lors du débat de mercredi, le président-candidat défendant le "bouclier" actuel et son projet de "chèque alimentaire", la seconde prônant une baisse de la TVA. "Logements insalubres" Dans la dernière ligne droite, le président-candidat creuse l'écart dans les sondages, en étant donné vainqueur dans une fourchette allant de 54 à 56,5 % des intentions de vote contre 43,5 à 46 % pour Marine Le Pen. Un écart moindre qu'en 2017 toutefois, le candidat "ni de droite ni de gauche" avait alors remporté la bataille présidentielle avec 66,1 % des voix. Le débat a-t-il fait bouger les lignes ? Premiers éléments de réponse avec les enquêtes d'opinion jeudi et vendredi avant le verdict de dimanche soir. Emmanuel Macron se rendra à Saint-Denis en début d'après-midi pour un déplacement consacré à la problématique des "logements insalubres et de la rénovation urbaine" dans le département le plus pauvre de la métropole. La Seine-Saint-Denis, qui a enregistré le 10 avril le taux d'abstention le plus élevé de France métropolitaine, a placé le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, largement en tête (49,09 %) devant Emmanuel Macron (20,27 %). Les électeurs du leader LFI, arrivé en troisième position avec près de 22 % au plan national, sont particulièrement courtisés par les deux finalistes. Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé à ne pas donner "une voix à Mme Le Pen", espérant un "troisième tour" aux législatives qui le propulserait "Premier ministre". Pouvoir d’achat La candidate d'extrême droite est pour sa part attendue dans les Hauts-de-France, où elle est arrivée en tête du premier tour dans les cinq départements, distançant largement Emmanuel Macron. Avec un arrêt à la mi-journée à Roye (Somme), commune de près de 6 000 habitants, elle tiendra en début de soirée son dernier meeting de campagne à Arras, la préfecture du Pas-de-Calais. Un département qui a largement voté pour elle au premier tour, même si c'est le président sortant qui a décroché la première place dans le chef-lieu. Dans la deuxième région la plus pauvre de France métropolitaine, elle déclinera notamment ses propositions sur le pouvoir d'achat, dont elle a fait l'axe prioritaire de sa campagne. Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria réalisé auprès de quelque 12 000 personnes, le pouvoir d'achat arrive largement en tête (65 %) pour ceux qui voteraient pour Marine Le Pen, suivi de l'immigration (53 %), la délinquance (32 %) et les retraites (30 %). "Écartelés" Première position aussi pour le pouvoir d'achat chez les électeurs qui voteraient Emmanuel Macron mais un cran en dessous (49 %), quasiment à égalité avec la guerre en Ukraine (44 %). Suivent ensuite l'environnement (36 %) et le système de santé (32 %). "Reste qu'il n'y a pas un électorat mélenchoniste mais deux", selon cette vaste enquête, "ceux qui votent pour Macron sont plus féminins, plus jeunes, moins populaires, plus diplômés, plus urbains et nettement plus à gauche que ceux qui votent pour Le Pen" Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon joueront donc un "rôle crucial dans le rapport de force final mais ils sont eux-mêmes pluriels... et profondément divisés, pour ne pas dire écartelés". Divisée, l'extrême droite, qui a réuni un tiers des voix au premier tour, l'est également. L'appel d'Éric Zemmour en faveur d'une "grande coalition des droites et de tous les patriotes" pour "bâtir une majorité" aux législatives de juin a été jugé prématuré et "trop vague" par le Rassemblement national.

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