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Paulette Guinchard : les raisons derrière le suicide assisté de l'ex-ministre de Lionel Jospin

Ancienne secrétaire d'État du gouvernement Jospin, Paulette Guinchard a eu recours au suicide assisté le 4 mars dernier, en Suisse. Elle était atteinte d'une maladie incurable. Une annonce qui relance le débat sur l'euthanasie. Le 4 mars dernier, l'ex-secrétaire d'État du gouvernement Jospin, Paulette Guinchard, est décédée après avoir eu recours au suicide assisté dans un établissement de santé de Suisse, rare pays où il est légal de mettre fin à ses jours. Âgée de 71 ans, l'ancienne députée souffrait du syndrome cérébelleux, une maladie neurodégénérative liée à une lésion du cervelet qui conduit à une paralysie totale et une perte de la parole. De moins en moins autonome, Paulette Guinchard avait contacté Ex international, une association à Berne proposant le suicide assisté, au mois de novembre 2020. Elle a obtenu une réponse en janvier dernier et choisi la date du 4 mars pour faire ses adieux à sa famille. Comme le révèle Le Parisien, la femme politique s'est adressée à ses proches dans un message envoyé par mail, qu'elle a envoyé à sa belle-sœur et ses sept frères et sœurs. Dès janvier par téléphone, Paulette Guinchard avait mis son ancien collègue Lionel Jospin dans la confidence. "Elle voulait savoir si je comprenais le choix auquel elle se préparait. Je lui ai assuré que c'était bien le cas", a expliqué l'ancien Premier Ministre à nos confrères du Parisien. Le jour de l'annonce de sa mort, l'homme politique a tenu à lui rendre hommage sur les ondes de France Bleu, saluant "l'extraordinaire qualité de cette femme", "une des rencontres les plus précieuses que j'ai faite dans ma vie militante et dans mon action gouvernementale". L'euthanasie au cœur du débat Par son geste, Paulette Guinchard relance le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté en France. Selon son mari, qui s'est exprimé dans la presse peu après son décès, l'ancienne secrétaire d'État souhaitait que son choix puisse faire avancer la cause et permettre à d'autres patients atteints de maladies incurables de mettre fin à leurs souffrances dans la même dignité que celle qui fut la sienne. A ce jour, la plupart des pays du monde interdisent le suicide assisté, outre quelques exceptions telles que la Belgique, la Suisse, le Canada, la Colombie, les Pays-Bas, le Luxembourg et cinq États américains (Oregon, Washington, Montana, Vermont et Californie). Inscrivez-vous à la Newsletter de Closermag.fr pour recevoir gratuitement les dernières actualités

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