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Féminicide de Mérignac : le policier qui avait pris la plainte de la victime lui-même condamné pour violences conjugales

En mai dernier, Chahinez Daoud avait reçu des balles avant d'être brûlée vive en pleine rue, à Mérignac, par son mari dont elle était séparée. Quelques semaines auparavant, la victime avait porté plainte contre son agresseur. Une plainte qui a été enregistrée par un policier... lui-même condamné pour violences conjugales. C'est un drame qui avait choqué la France entière. Le 3 mai dernier, le mari de Chahinez Daoud, dont elle était séparée, avait tiré plusieurs balles sur elle, au niveau de ses jambes afin de l'immobiliser, avant de l'asperger d'essence et de l'immoler par le feu. Un crime effroyable qui s'était déroulé en pleine rue, à Mérignac. La victime, âgée de 31 ans et mère de trois enfants, avait succombé de ses blessures. Une enquête a été ouverte et le mari de la victime a été mis en examen pour homicide volontaire. Mais de nombreux dysfonctionnements apparaissent dans cette affaire. La mère de famille avait porté plainte contre son mari en mars. Le Canard enchaîné vient de révéler que la plainte de Chahinez Daoud avait alors été enregistrée par un policier qui venait d'être condamné pour "violences intrafamiliales" à une peine de 8 mois de prison avec sursis et non-inscription de cette condamnation au casier judiciaire. La hiérarchie du fonctionnaire était au courant de cette condamnation. Une information qui a été confirmée, ce mercredi 21 juillet par le parquet de Bordeaux. Une affaire qui connaît de nombreux dysfonctionnements Une énième défaillance selon Solène Roquain-Bardet, l'avocate de la famille de la victime, dans le journal de 20h France 2, ce jeudi 22 juillet. "Dans ce dossier qui est absolument tragique, je me dis 'quand est-ce que les dysfonctionnements vont s'arrêter'. Tous les maillons de la chaîne ont connu un dysfonctionnement", s'insurge Solène Roquain-Bardet. Ce drame, qui a suscité une vague d'indignations, avait provoqué une mission conjointe de l'inspection générale de l'administration et de l'inspection générale de la justice. Dans son rapport, rendu début juin, elle avait relevé "un doute sérieux sur le soin avec lequel (la plainte de Chahinez Daoud) a été enregistrée, mais le document ne mentionne pas la condamnation du policier pour violences conjugales", indique la journaliste de France 2. Inscrivez-vous à la Newsletter de Closermag.fr pour recevoir gratuitement les dernières actualités

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