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Arts et People

Disparition d'Arlette Coutin à Annecy : ces détails troublants qui laissent ses proches perplexes

Les faits remontent au soir du 23 février 2012. Jean-François Vulliez, un retraité passionné de photographie, se rend à l’assemblée générale du caméra club d’Annecy, dans le département de la Haute-Savoie. Sa femme, Arlette Coutin, le prévient qu'elle passera la soirée au cinéma avec une copine. Il trouvera un appartement vide à son retour. La panique succède très vite à l'inquiétude. Stupéfaite, la belle-famille de Jean-François Vulliez découvre quelques heures plus tard que l'amie de la disparue est en vacances. Une enquête ouverte, des plongeurs sondent en vain les vastes eaux bleues du lac d'Annecy, lieu touristique où il n'est pas rare de retrouver des cadavres. La retraitée n'a laissé aucune trace derrière elle. On estime que des événements récents auraient pu motiver sa disparition. D'abord, Arlette Coutin a été particulièrement affectée par la mort de son frère. Il y a aussi ce problème à la thyroïde, "bénin" selon compagnon, qui aurait pu la contrarier. "Elle aurait enfin mal vécu le fait de se voir vieillir, au point de faire récemment des injections au visage. Pas son genre", ajoutent nos confrères du Parisien. Son entourage reste perplexe. L'ex-secrétaire d'un tennis club n'avait aucune raison de disparaître. Grande sportive, il était même prévu qu'elle emmène le petit-fils de Jean-François Vulliez au ski le 24 février. Les réponses manquent, le corps ne ressurgit pas. L'enquête se referme à l'été 2013. Ces bizarreries remarquées par les proches d'Arlette Coutin L'affaire reprend sur les chapeaux de roue un an et demi plus tard, quand le fils Jean-François Vulliez confie aux gendarmes nourrir des doutes sur l'implication de son père, décrit comme un homme " manipulateur, faussement attristé par la disparition d’Arlette", mais aussi "capricieux, nombriliste, obsédé par l’argent et, surtout, capable de violences". La sincérité du témoignage convainc les autorités de rouvrir l'enquête… Pour meurtre ! Interrogés de nouveaux, les proches de la disparue soulignent des "bizarreries" ignorées en 2012. Le frère d'Arlette Coutin rapporte avoir entendu le retraité dire exclusivement à sa famille "Ne cherchez pas, elle est dans le lac", ce que ce-dernier conteste, arguant qu'une de leurs voisines "s’était suicidée comme ça quelques années plus tôt". Les proches d'Arlette racontent avoir observé la transformation du "beau-frère drôle et sympathique" en "enfant gâté, outrancier et colérique". En retour, l'homme désormais au coeur des soupçons accuse da belle-mère d’avoir dérobé des bijoux de sa compagne. Où est en est l'affaire Arlette Coutin ? Les gendarmes ne peuvent tirer des conclusions de simples doutes. Leurs investigations ne permettent pas non plus de tirer les conclusions indispensables à la clôture de l'enquête. Aujourd'hui, Jean-François Vulliez s'agace d'avoir vu sa vie scrutée sous toutes les coutures : "Ils voulaient à tout prix me faire avouer, on se serait cru dans une série policière […] Je ne demande que ça, moi, qu’ils trouvent. Mais c’est un peu facile d’accuser le mari… Le dossier est vide !". Après avoir échappé à une mise en examen, faute d'éléments, Jean-François Vulliez est "placé par le juge d’instruction sous le statut de témoin assisté", indique le quotidien. Son fils est pour sa part revenu sur son témoignage, allant jusqu'à aider le retraité financièrement pour garder sa maison. "Je voudrais qu’on arrête de m’accuser sans preuve et enfin faire mon deuil", insiste son père, "rongé" par les "odieux soupçons" qui pèsent contre lui.

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