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Des services de l'État français ciblés par des cyberattaques d'une "intensité inédite"

Plusieurs services de l'État font, depuis 24 heures, l'objet d'attaques informatiques d'une "intensité inédite", mais leur impact à ce stade "a été réduit" et l'accès aux sites de l'État "rétabli", a appris l'AFP lundi auprès de Matignon. Ces attaques "ne sont pas attribuables aux Russes à ce stade", précise une source sécuritaire. Des agents du centre opérationnel de l'Agence nationale de cybersécurité (ANSSI) vérifient les données sur les ordinateurs à Paris le 24 novembre 2022. Leur impact est certes réduit, mais les cyberattaques qui ont visé plusieurs services de l'État depuis dimanche  sont d'une "intensité inédite", a appris l'AFP, lundi 11 mars, auprès de Matignon. L'accès aux sites de l'État a été "rétabli", rapporte aussi l'AFP. Ces attaques "ne sont pas attribuables aux Russes à ce stade", selon une source sécuritaire. "Depuis hier soir (dimanche), plusieurs services de l'État font l'objet d'attaques informatiques dont les modalités techniques sont classiques mais l'intensité inédite", ont indiqué les services du Premier ministre. "De nombreux services ministériels ont ainsi été ciblés". Le ministère du Travail est notamment touché, selon une source interne au ministère. "Sensibilisation aux menaces dites hybrides" Matignon a indiqué qu'une cellule de crise avait été activée dès dimanche soir "pour déployer des contre-mesures et garantir la continuité des services informatiques". "À ce stade, l'impact de ces attaques a été réduit pour la plupart des services et l'accès aux sites de l'État rétabli", a-t-on ajouté. "Les équipes mobilisées de la DINUM (direction interministérielle du numérique) et de l'ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) continuent à mettre en œuvre des mesures de filtrage jusqu'à la fin de ces attaques", ont précisé les services du Premier ministre. Avant les Jeux olympiques de Paris cet été, les élections européennes du 9 juin seront "un enjeu et une cible considérables" de manipulations étrangères, avait déclaré, mercredi 6 mars, le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), Stéphane Bouillon. Le SGDSN, dépendant du Premier ministre, doit organiser le 29 mars pour tous les partis politiques français candidats à ces élections européennes une réunion de "sensibilisation aux menaces dites hybrides" afin d'aborder les risques "de cyberattaques, de manipulations de l'information et d'ingérences étrangères". Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, avait de son côté appelé, le 20 février, au renforcement des mesures de sécurité face aux menaces de "sabotage et de cyberattaque" russes qui visent son ministère "au premier chef", selon une note interne dont l'AFP avait eu connaissance. Avec AFP

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