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Une enquête ouverte après des cyberattaques visant plusieurs ministères français

Le parquet de Paris a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête après la série d'attaques informatiques ayant visé plusieurs ministères français depuis dimanche. Les cyberattaques ont été revendiquées sur la messagerie cryptée Telegram par différents groupes de hackeurs, dont Anonymous Sudan, un groupe qui soutient la Russie et plusieurs causes islamistes. Un agent de l'agence française de sécurité informatique (Anssi) vérifie des données sur un ordinateur à Paris, le 24 novembre 2022. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête après les attaques informatiques qui ont visé plusieurs ministères et services de l'État depuis la fin de la semaine dernière, a indiqué, mardi 12 mars, le parquet. "Cette enquête porte sur l'infraction d'entrave à un système automatisé de données commise en bande organisée, faisant encourir 10 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende", a précisé le parquet, ajoutant que l'enquête avait été confiée en cosaisine à la Direction générale de la sécurité intérieure et au C3N (Centre de lutte contre les criminalités numériques de la Gendarmerie nationale). Depuis dimanche soir, plusieurs ministères ou administrations françaises font l'objet d'attaques informatiques d'une "intensité inédite", selon le gouvernement, qui a assuré lundi auprès de l'AFP que leur impact à ce stade "a été réduit" et l'accès aux sites de l'État "rétabli". Avant les Jeux olympiques de Paris cet été, les élections européennes du 9 juin seront "un enjeu et une cible considérables" de manipulations étrangères, avait déclaré, le 6 mars, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Stéphane Bouillon. "Cyberattaque massive" Ces cyberattaques ont été revendiquées sur la messagerie cryptée Telegram par différents groupes de hackeurs, dont Anonymous Sudan, un groupe qui soutient la Russie et plusieurs causes islamistes. Ces hackers ont évoqué une "cyberattaque massive" visant notamment les ministères de l'Économie, de la Culture, de la Transition écologique, les services du Premier ministre ou la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). La revendication d'Anonymous Sudan est "crédible", avait indiqué lundi une source proche du dossier à l'AFP, une autre source sécuritaire invitant à la prudence. Les attaques ont été menées par "déni de service" (DDoS), une méthode qui consiste à faire tomber en panne un service en le submergeant de requêtes. Matignon a indiqué qu'une cellule de crise avait été activée dès dimanche soir "pour déployer des contre-mesures et garantir la continuité des services informatiques". Les services du Premier ministre avaient également précisé lundi que "les équipes mobilisées de la DINUM (Direction interministérielle du numérique) et de l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) continuent à mettre en œuvre des mesures de filtrage jusqu'à la fin de ces attaques". Avec AFP

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