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Arts et People

Déjà quatre disparitions à Boscodon, cette forêt maudite des Hautes-Alpes dont on ne ressort pas

Depuis 2015, quatre personnes âgées de 41 à 65 ans se sont volatilisées après s'être aventurées dans la forêt de Boscodon, à Crots, dans les Hautes-Alpes. Le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, cache un Eden à la très sinistre réputation. Ces six dernières années, la forêt de Boscodon, à Crots, a vu disparaître quatre personnes sur ses sentiers. La première, Monique Thibert, 60 ans, s'est volatilisée le 2 juin 2015 alors qu'elle parcourait le pic du Morgon avec quatre de ses amis. Ces derniers l'ont perdue de vue au détour d'un virage, et ne sont jamais parvenus à retrouver sa trace. Destin similaire pour Marie-Christine Camus, 62 ans, qui s'est évaporée dans la forêt de Boscodon le 25 décembre 2016. La sexagénaire a disparu après avoir quitté son domicile d'Embrun, non loin du domaine de randonnée, pour aller marcher. Quatre ans plus tard, le 26 octobre 2020, c'est au tour de Cédric Delahaie de disparaître dans la nature. Le conducteur de bus de 41 ans s'est volatilisé après avoir téléchargé un long itinéraire de randonnée sur son téléphone portable. Enfin, dernière victime en date des sentiers de Boscodon, Laurence Klamm-Bouilly, 60 ans, n'a plus donné signe de vie depuis le 26 novembre 2020. "Laurence est partie à pied vers 10 h 45 pour une heure de balade, en jean, baskets grises et blouson noir", raconte Eric, son mari. "Sans téléphone ni papiers, les mains dans les poches. Elle n'est jamais rentrée." La piste criminelle envisagée En dépit des nombreux dispositifs mis en place par les autorités, Monique, Marie-Christine, Cédric et Laurence demeurent introuvables. Et si les enquêteurs ont d'abord envisagé la thèse du suicide pour chacun d'entre eux, et notamment pour Cédric et Laurence, la piste criminelle est de plus en plus plausible. Comment une forêt a-t-elle ainsi pu engloutir des corps sans que personne ne puisse jamais mettre la main sur eux ? Selon Félix Allary, avocat des proches de Laurence Klamm-Bouilly et de Cédric Delahaie, "une personne aurait pu les attaquer. Il se peut que cet individu ait séjourné en prison entre 2017 et 2020, soit ressorti et ait recommencé à attaquer. Il faut étudier les fichiers de prisons, réexaminer les téléphones, mettre sur écoute...". Pour l'heure, les enquêtes piétinent mais les proches gardent espoir. Dans le sac de couchage de Cédric Delahaie, retrouvé trois semaines après sa disparition, la police scientifique a isolé un fragment d'ADN n'appartenant pas au disparu. Ce fragment pourrait-il les mener vers l'identité d'un potentiel serial killer ? Le mystère reste entier. Inscrivez-vous à la Newsletter de Closermag.fr pour recevoir gratuitement les dernières actualités

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