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Arts et People

Cauchemar en cuisine : il abat 300 chats par mois pour ravitailler son restaurant

Durant une période de cinq ans, un établissement culinaire peu connu au Vietnam a attiré l'attention des médias internationaux pour une raison inquiétante et troublante : plus de 300 chats étaient abattus chaque mois pour être utilisés dans la préparation de soupes et d'autres mets traditionnels, comme le rapporte Slate. Ce restaurant, ainsi que l'abattoir associé, sont devenus le symbole d'une pratique profondément enracinée dans certaines régions du pays, provoquant une onde de choc parmi les militants des droits des animaux et les amoureux des chats du monde entier. La plupart de ces félins étaient des animaux de compagnie, volés à leurs propriétaires, ce qui rendait leur fin d'autant plus tragique. La nouvelle de ces pratiques a suscité une vague d'indignation internationale, mettant en lumière non seulement la cruauté envers les animaux, mais aussi la nécessité urgente de législation et d'éducation. Le propriétaire de ces établissements, Pham Quoc Doanh, a finalement conclu un accord avec l'ONG Human Society, signant ainsi la fin de cette sombre époque. Cet accord prévoyait la transformation des établissements en épicerie, marquant un tournant potentiel pour le quartier et peut-être même pour le pays. Cet événement n'est pas seulement la fin d'un commerce particulier, mais représente un phénomène plus large de prise de conscience et de changement des mentalités. Le cas soulève des questions importantes sur l'équilibre entre les traditions culinaires et le respect de la vie animale, le rôle des ONG dans le façonnement des pratiques commerciales et la capacité de la société à changer face à des pratiques ancrées. En dépit des regrets exprimés par le propriétaire, la fermeture de ces établissements souligne un problème persistant dans la région et dans d'autres parties du monde où la consommation de viande de chat est encore pratiquée. L'arrêt d'une pratique controversée L'histoire de ce restaurant, et de son abattoir associé, est symptomatique d'un problème plus vaste au Vietnam : la consommation de viande de chat. Bien que cela puisse sembler inhabituel ou même répugnant pour beaucoup, c'est une pratique qui a des racines culturelles et historiques dans certaines parties de l'Asie, y compris au Vietnam. Pham Quoc Doanh, dans un geste de remords et de reconnaissance de l'impact négatif de ses actes, a exprimé des regrets publics. Sa décision de transformer ses établissements en épicerie, avec l'aide financière de Human Society, marque un tournant potentiel dans la lutte contre le commerce de viande de chat. Cet événement ne représente pas seulement la fermeture d'un établissement particulier, mais aussi une victoire symbolique pour les activistes des droits des animaux. L'ONG Human Society a joué un rôle crucial dans cette transformation, en fournissant non seulement le soutien financier nécessaire, mais aussi en assurant le sauvetage et l'adoption des vingt chats survivants. Ces animaux, qui ont échappé de justesse à un destin funeste, sont désormais en sécurité et attendent une nouvelle maison. Pourtant, malgré cette victoire, la lutte contre le commerce de viande de chat au Vietnam est loin d'être terminée. Un sondage récent montre que, bien que la majorité des Vietnamiens soient opposés à cette pratique, elle persiste en raison de croyances traditionnelles et de superstitions. Quang Nguyen, le responsable de l'association Human Society au Vietnam, souligne que leur travail continue pour promouvoir une législation nationale interdisant ce commerce. Ce cas met en lumière la complexité de lutter contre des pratiques culturellement enracinées et soulève des questions importantes sur les moyens les plus efficaces pour promouvoir le changement. Il illustre également le pouvoir des ONG et des groupes de défense des animaux à influencer les politiques et les pratiques, non seulement en apportant une aide immédiate, mais aussi en œuvrant pour des changements législatifs à long terme. La fermeture du restaurant et de l'abattoir de Pham Quoc Doanh est un petit pas dans la direction d'un Vietnam plus éthique et respectueux des animaux. Cela démontre que le changement est possible, même face à des traditions ancrées et à des pratiques commerciales établies. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser, changer les lois et, en fin de compte, transformer les mentalités et les habitudes alimentaires au Vietnam et au-delà.

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